Ce texte a été écrit par une membre du forum "planète Skyland" vous pouvez le trouver dans son contexte original sur la page :
http://www.skyland.free.fr/forum/viewtopic.php?t=442&start=45
Choisir
Je marchais dans le couloir de la prison de Karzem, mes pas
résonnaient, j’avais emboîté mon rythme avec celui des deux brigs qui
me suivaient derrière moi. Un rythme ni lent ni rapide, une musique qui
se propageait dans tous les autres couloirs de métal.
Une goutte de sueur glissa le long de ma tête, j’avais chaud, très
chaud. Mon uniforme me collait à la peau. J’essayais tant bien que mal
de reprendre une pulsation normale, mon cœur battait aussi vite que
celui d’un jeune lapin.
Une grande porte de métal s’ouvrit à mon approche, la pièce était
grande, mais il n’y avait qu’une seule personne, celle que je
redoutais, Jarevat, c’est elle qui s’occupe de la sécurité dans la
prison de Karzem et par conséquent celle des prisonniers aussi.
Elle se tourna vers moi, son visage, livide comme la mort vint me
glacer le sang, ses yeux, entouré de cernes rouges me foudroyaient du
regard.
- La ponctualité n’est pas votre fort à ce que je vois !! me dit-elle sèchement.
Elle me lança une carte, sur celle ci le visage d’une jeune fille, les cheveux roux, les yeux bleus, un sourire, figé.
- Vous la connaissez ? me demanda-t-elle.
- Oui…répondis-je doucement.
- Bien, votre mission, vous avez une semaine pour la récupérer et l’enfermé ici !!
- Elle s’est évadée de Karzem ? demandai-je surprise.
- Personne ne sait comment elle a réussi, mais étant donné que c’est
votre petite sœur, si vous échouez à cette mission, vous serez
considérée comme celle qui l’a aidé a s’enfuir !!
- Mais c’est faux ! lançai-je pour me défendre.
- Alors, ramenez la vivante !!
Elle me fit un signe de la main pour que je parte. Je fis tout le
chemin inverse dans la prison, sans les brigs. Ma petite sœur, évadée…
tout était de ma faute, je n’ai jamais été un bon exemple pour elle,
une mauvaise sœur, voila ce que je suis.
Il y avait un an, j’ai décidé de devenir un agent de la sphère, par
pure prétention et pour tenir tête à mes parents. Ma sœur détestait la
sphère au plus haut point, et j’étais l’un des leurs, elle a intégrée
un jour une résistance et s’est fait prendre. A seulement 16 ans elle
fut enferméé à Karzem, mais pas longtemps un mois. Et je dois la
retrouvée.
J’étais et je resterai fidèle à la Sphère, à 20 ans je suis devenue un agent, après une formation.
Je fis décoller mon patrouilleur. La photo de ma sœur sur le tableau de bord.
- Zinile, pourquoi tu as fait ça ? Parlai-je toute seule.
Zinile, ma petite sœur, moi Ariak, sa grande sœur, nos parent vivent sur Delta, un bloc avec seulement quatre maisons.
Le vol dura toute la journée, le soir, le bloc apparut sur mes écrans
de contrôle. La plat-forme réservée à l’atterrissage était bien usée.
Lorsque je sortit de mon vaisseau, il n’y avait personne, pas même un
chat. Zinile était sûrement ici sur ce bloc, mais si elle n’y ait pas,
les recherches seront plus ardues !!
J’avancais doucement vers la maison de mes parents, une maison en bois,
le jardin était fleurie d’une multitude de fleurs et d’arbres.
Je toquai à la porte, elle s’ouvrit doucement, laissant apparaître une
vieille femme, âgée. Lorsqu’elle me vit, son regard se figea.
- Salut m’man, lançai-je, Zinile est là ? Je voudrais lui parler ?
- …Ariak…, si elle est là, enfin non, elle n’est pas ici !! s’embrouilla-t-elle
Dans la maison une voix demanda :
- C’est qui ?
La personne l’ayant demandé était maintenant dans la même pièce que me mère.
- Un agent de la Sphère, répondit doucement maman.
L’homme qui était mon père se plaça devant moi, en me fusillant du regard.
- Tu as du culot de venir ici ! lâcha--t-il.
Il voulut me refermer la porte au nez, mais j’entrai dans la maison
avec force. Ils reculèrent tous les deux, ils avaient peur de moi, je
sentais en moi une fierté à les voir dans cet état là !
Ils s’assirent l’un a côté de l’autre à un bout de la table qui trônait
au milieu de la pièce, moi a l’autre bout. Pendant quelques minutes ce
fut des lancés de regards. Je me décidai à commencer !
- Savez vous ou est Zinile ? demandai-je à mes parents.
- Tu ne le sauras pas !! balança mon père.
- Pourquoi veux tu le savoir ? Elle est à Karzem par ta faute !! me dit ma mère.
- De un, Zinile s’est enfuie de Karzem et de deux, ce n’est pas moi qui
l’est envoyé las bas !! me défendai-je. Et je sais que vous savez ou
elle se trouve, et si vous ne voulez pas d’ennuis, il est préférable de
me dire la vérité !!
- Pourquoi as-tu fais ça, me demanda ma mère en pleurs, pourquoi es tu de leur coté maintenant ?
- C’est en partie votre faute !! Vous ne vous occupiez jamais de moi
lorsque Zinile est née, j’étais devenue une étrangère a vos yeux !!
Zinile par ci, Zinile par la ! Et moi rien !
- Mais pourquoi la Sphère ? dit mon père.
- Pourquoi ? Par ce que las bas, je suis vraiment quelqu’un et parce
que pour vous j’étais capable de rien, mais vous ne me connaissiez pas
assez …je ne veux pas que vous ayez des ennuis avec la Sphère, alors
dites moi ou se cache ma petite sœur.
- Pour qu’elle reparte à Karzem ? demanda ma mère.
- C’est une rebelle et une fugitive, moi je n’applique que les ordres !
Lorsque soudain, un bruit se fit entendre dans l’étage au dessus. Je me
levai doucement, sortis mon pistolet. Je montai avec prudence les
escaliers qui grinçaient à chaque marche. En haut, trois portes, celle
de la chambre de ma sœur, la porte de ma chambre, et celle de mes
parents.
J’ouvris la mienne et entrai en pointant mon arme. Mais personne, pareil dans la chambre de mes parents.
Je donnai un grand coup dans la serrure et la porte de la chambre de ma
soeur s’ouvrit à la volée. Mon arme dans une main et prête a tirer. La
chambre n’avait pas changée. Un bureau en métal avec d’innombrables
photos collées sur le mur, les mêmes rideaux avec des moutons, le lit
rose, toujours mal fait ! Et l’éternelle armoire a glace ou nous
passions toutes les deux du temps a se critiquer gentiment.
La porte se referma brusquement et quelqu’un se jeta sur moi, je roulai
a terre en projetant mon agresseur contre le mur qui s’étala par terre,
assommé. Avec mon pied je tournai le corps, le visage et les cheveux
roux ne m’avaient pas trompés, c’était belle et bien Zinile. Par
précautions, je lui menottais les mains. Je m’assis sur une chaise et
attendis patiemment qu’elle se réveille.
Elle commença à bouger et à marmonner quelque chose que je ne comprenais pas.
- Salut Zinile ! lançai-je.
Elle bondit sur ses deux jambes en m’entendant, ses cheveux en pagaille
lui donnaient un air de folle avec l’expression de surprise de son
visage.
- Toi ? Ici ? me dit-elle.
- Et oui, drôle de coïncidence, n’est ce pas ? En fait ce n’en n’est pas une, il est temps que tu rentres à Karzem !!
Elle recula d’un pas.
- Jamais, je préfère mourir !!
- Je n’est pas envie de te faire de mal !! Il est mieux pour toi que tu ne résistes pas !!
- Je suis ta sœur, tu ne peux pas me faire ça !!
- Là, non, tu ne l’est pas ! Tu es une rebelle fugitive recherchée par
la Sphère qui a envoyé un de ses agents pour te récupérer !!
- Alors ça y est, tu es un agent…, c’est vrai que tu as complètement
changé. Il ne reste donc plus rien de la sœur qui m’aidait des fois,
qui me réconfortait quand je pleurais, qui me disait que je pouvais
avoir confiance en elle quoiqu’il arrive. La sœur qui était sensible,
la sœur qui n’entreprenait rien par ce qu’elle avait peur. Il ne reste
que la sœur qui me déteste !! lâcha-t-elle.
- Je ne te déteste pas Zinile, et tu les sais très bien, mais j’ai un
ordre de te ramener dans la prison et que tu le veuilles ou non, tu
iras quand même !! Allez, sors !! lui ordonnai-je.
Elle sortit de sa chambre, je la précédais. Quand elle passa devant nos
parents, elle leur adressa un dernier regard. Mais a moi, ce fut de la
haine !
Dehors, les autres habitants étaient sortis de leur maison pour voir ce
qui se passait, à ma vue et celle de Zinile les mains liées, des
chuchotements s’élevèrent de la foule. Je poussai Zinile pour qu’elle
avance plus vite et entre dans le patrouilleur. Je l’attachai sur la
banquette solidement.
- J’aurais préféré ne pas faire cette mission, mais j’en suis obligée, je suis désolée, lui murmurai-je.
- Fausse sœur, me répondit-elle.
Mais avant de partir pour les prisons, je voulais revoir une dernière fois le paysage de ce bloc.
Je marchai sur le bord du bloc, le soleil tapait de plus en plus fort
et je m’assis contre un arbre à l’ombre, un souvenir me revint.
- Aide moi à monter Ariak, je n’y arrive pas.
Je lui donnai ma main et la fit monter sur la même branche que moi. Zinile n’avait que 11 ans et moi 15.
- Plus tard, quand je serai grande je rejoindrai une résistance !! me dit-elle fièrement.
- Tu ne devrais pas, c’est trop dangereux !! La Sphère c’est plus sur !!
- La Sphère ? T’es malade !! Ils sont sans pitié, pourquoi tu aimes
autant la Sphère ? Tu ne veux quand même pas devenir l’un des leur ?
- Je ne sais pas encore, j’ai tout mon temps pour décider.
Un silence s’installa.
- Dis Ariak, quoiqu’il m’arrive tu me défendras toujours ?
-…oui, je te défendrai Zinile…
Le souvenir n’alla pas plus loin, heureusement. Je me sentais coupable,
coupable de devoir emmener ma sœur à Karzem, mais je fais mon devoir.
Je continuais de marcher après se souvenir qui m’étais revenue.
Il y avait une marre, je l’avais complètement oubliée, j’en avais aucun
souvenir. Je me regardai dans l’eau et je vis une fille au teint clair,
les cheveux marron coupés cours. Des cernes sous des yeux gris telle
une lame d’épée. Des yeux qui sont en train de pleurer, une femme qui
ne sait plus se qu’elle doit faire, aider sa sœur et honorer sa
promesse ou rester fidèle a la Sphère comme elle l’avait toujours été ?
Un choix qui m’était impossible. Ma sœur me déteste, mes parents aussi,
je risquais de finir à la place de Zinile à Karzem. Soit je parts
maintenant pour Karzem soit je libère ma sœur, mais je faillirais à ma
mission.
Je repartis en direction du patrouilleur, et mis le cap vers Karzem.
Durant une bonne partie du voyage, aucune de nous deux ne lâcha un mot,
je vis juste que Zinile pleurait. J’enclenchais le pilotage automatique
et m’assis devant ma sœur. Je posai ma main sur son épaule.
- Eh, Zinile, ça va ? demandai-je
- Je ne veux même plus te parler !! m’agressa-t-elle.
- Zinile, il faut que tu comprennes !! Je suis obligé de te ramener à Karzem, sinon c’est moi qui prendrai ta place !!
- Tu te souviens, quand on était dans l’arbre, tu as juré de me protéger quoiqu’il m’arrive, mais tu ne le fais pas.
Pendant un instant, j’hésitais à lui répondre que oui je m’en souvenais, mais se serait prendre sur moi une faute immense.
- Non…, je ne m’en souviens pas, répondis je doucement.
- Ariak, dis le moi franchement, qu’est ce que tu trouves de bien à obéir à la Sphère ?
Aïe, question piège la !! Je ne savais pas quoi répondre, elle me regardait, fière de sa question.
- Mes motivations ne te concernent pas !!
- Bien sur que si !! Personne dans la famille ne sait pourquoi tu es
devenue un agent, et tout le monde s’inquiète pour toi !! Papa et maman
ont l’impression d’avoir échoué avec toi dans leur rôle de parents.
- Ils ont une bonne impression, ils ont échoué en beauté !! Ils n’avaient qu’à pas m’oublier !!
- Quand cesseras-tu enfin de ne penser qu’à ta petite personne ? me demanda Zinile.
- Toi on a penser a toi tout le temps, mais comme on ne pensait jamais a moi alors je pense a moi !!
- Pour une fois dans ta vie, pense a moi et libère moi !! Tu sais très
bien que c’est ça qu’il faut faire, mais tu ne veux pas le faire !!
Comme pour la Sphère, tu sais très bien que tu ne pourras jamais leur
être fidèle toute ta vie, mais ça non plus tu ne veux pas l’admettre !!
- Tais toi !! lui ordonnai-je
- Non, je ne me tairai pas !! Tu dois admettre la vérité une fois pour toute !!
Sans réfléchir, je lui donnai une claque sur sa joue. La marque de ma
main était sur sa joue en feu. J’étais horrifié de ce que je venais de
faire. Zinile me lança un regard noir, sa lèvre saignait. Je ne
préférais rien dire et Zinile aussi. Je repris les commandes du
patrouilleur.
La nuit commençait à tomber dans la partie du Skyland ou je volais,
Zinile dormait profondément. Je m’efforçais de rester éveiller bien que
la fatigue me poussait a bout. Ma mission aura été rapide et achevée,
Zinile allait bientôt rejoindre Karzem.
Soudain, mon radar de contrôle se mit à clignoter, trois vaisseaux
inconnus se dirigeaient vers moi, ils me canardèrent, avec une habileté
qui faisait ma fierté j’essayais temps bien que mal d’éviter les tirs
ennemis. Je zigzaguais, mais leurs tirs étaient de plus en plus précis
et impossible de les semer. Zinile se réveilla. Elle était ballottée
comme une feuille au vent.
- Ariak, il se passe quoi là ?
- On est attaqué, par des résistants je suppose !!
- On est foutue !! Ils ne nous lâcheront pas, et ils nous abateront, je te conseille de te rendre Ariak, c’est plus sur !!
- Ca t’arrangerait bien toi !! Mais pas moi !
Une détonation secoua le patrouilleur, mes écrans de contrôle clignotaient en produisant des bruits « bip biiiiiiiiiiip ».
- Ariak, c’est quoi ce bruit ? me demanda Zinile.
- J’ai perdu le moteur, on ne pourra pas voler bien longtemps.
- Poses-toi !! Sinon on y passera toutes les deux !!
Je refusais de me livrer à la résistance, mais Zinile avait raison, je
devais me poser sinon on s’en prend plein ! Je lançai un appel aux
vaisseaux :
- Ici patrouilleur, j’ai perdu mon moteur je dois me poser d’urgence, je répète je dois me poser d’urgence !
Pendant un moment je n’eus aucune réponse, ce qui m’inquiétais beaucoup. Quand une voix répondit enfin.
- Patrouilleur, vous avez l’autorisation de vous posez sur le bloc le plus proche, nous vous escortons !
Sur la droite et la gauche, deux vaisseaux bleus et kaki apparurent, on
auraient dis des cônes, une sorte de bulle transparente devant et la
fin du vaisseau se terminait en cône de métal avec des canons.
Un bloc, minuscule apparut, le patrouilleur se mit soudain a cahoter,
je contrôlais de moins en moins le vaisseau. Je ne me maintenais pas
droit !! Il y eu un énorme choc lors de l’atterrissage forcé. J’étais
secouée !! Puis tout se stoppa, enfin. Le patrouilleur avait atterrit
de côté, je me dirigeai vers Zinile, elle était évanouie.
- Zinile ? Eh oh !! Zinile ?
Rien a faire, elle restait inconsciente.
Je sorti dehors, mais à peine j’avais posé le pied hors de mon vaisseau
que six hommes pointèrent leurs armes sur moi, instinctivement je levai
mes mains en l’air.
- Je n’ai pas d’armes sur moi, il y a encore quelqu’un dans l’appareil, elle est peut être blessée !! lançai-je à tout hasard.
Deus hommes entrèrent dans le vaisseau et deux autre me menottèrent les
mains, et m’emmenèrent près d’un de leur vaisseaux. Zinile fut sortit
du vaisseau, toujours inconsciente.
Ils m’enfermèrent dans une pièce sombre, sans fenêtre. Je voyais a
peine. Je m’assis dans un coin et attendis. Je me suis fait prendre
comme une débutante, j’en suis une dans un sens. Bien, il ne me reste
presque six jours pour ramener Zinile, je suis prisonnière, j’ai plus
de vaisseau et je crois que le pire est à venir. Le sommeil me gagna
rapidement et je m’endormis sur le sol de ma cellule.
Je me réveillai à cause d’un mal de dos, j’entendis des bruits derrière
la porte, quelqu’un l’ouvrait. La lumière du dehors m’éblouit les yeux
étant habitué à la pénombre. Deux hommes entrèrent et m’empoignèrent
les bras et m’entraînèrent hors de ma prison. Je devais les suivre,
toujours les mains liées et une arme braquée sur moi derrière mon dos.
Hors du bâtiment ou j’étais enfermé, je remarquais que je me trouvais
sur un bloc que je ne connaissais pas, la Sphère n’y était pas présente
a mon avis. On me faisait traverser des rues, petites et étroites, les
gens me regardaient par la fenêtre, ils cachaient leur enfant. Ils
avaient peur de moi.
J’entrai dans une maison, entièrement faite en brique rouge, même le
toit. La pièce principale avait pour mobilier quelques chaises en bois,
une table, des bureaux contre les murs.
Ils m’attachèrent a une des chaises de la salle, et solidement en plus.
Un homme vint devant moi, le visage plutôt carré, moustachu, des gros
yeux globuleux et plus un poil sur le caillou.
- Où est Zinile ? demandai-je avant qu’il ne parle le premier.
- Tu veux parler de la jeune fille qui était retenue dans ton patrouilleur ? répondit-il.
- Non, sans blague, vous avez trouvez cette réponse tout seul ? ironisai-je.
Il me regarda droit dans les yeux. Il prit un papier et commença :
- Bien, tu as de l’humour !! Ce serait plus judicieux pour toi de nous
dire la vérité a toutes les questions qui vont t’être posées ! Allez,
les coordonnées de Karzem !
- Qu’est ce qui vous fait croire que je les connais ?
- Cette Zinile que tu transportais, nous a dit que tu l’emmenais las bas !! Ne mens pas !!
- Vous pouvez toujours rêver !! lancai-je sur un ton de défi.
- Bien, dit l’homme aux autre, il va falloir utiliser une autre méthode pour la faire parler, une idée ?
Un autre homme pris la parole, plus jeune, mais plus vieux que moi.
- Elle était très bien dans son cachot, pourquoi ne pas la remettre ? Un bon séjour dedans lui fera réfléchir !!
- Bonne idée, il se tourna vers moi, tu va reprendre tes quartiers !!
- C’est dommage, je n’ai pas peur du noir !! répliquai-je
- Il ne s’agit d’en avoir peur, mais savoir combien de temps tu pourras tenir sans boire ni manger !!
Je ne répondis rien. Ils me ramenèrent dans ma cellule.
J’ignorais combien de jours étaient passés, mais j’avais tellement faim
et soif, que je ne pouvais même plus bouger, j’avais mal au ventre et
la bouche desséchée. Ma tête ne cessait de tourner, j’avais
l’impression bizarre d’avoir pris un coup de massue sur la tête.
Quelqu’un ouvrit la porte, je ne distinguais que la forme du corps, mes
yeux ne voyaient presque plus rien, une autre personne arriva, plus
petite avec une voix familière. Zinile.
- Elle est mal en poing, dit-elle, il faut l’aider Eken, elle risque de mourir !!
- Bon, c’est d’accord, répondit ce fameux Eken.
Zinile s’approcha de moi, je tendit ma main et lui caressa la joue.
- Zinile…j’ai eu tort…pardonne moi…
Ce fut les seuls mots que je réussi a prononcer, je sombrai dans trou noir sans fin…
Je sentis quelque chose de froid et humide sur mon front, j’ouvris les
yeux, un visage flou me souriait, mais je l’avais deviné.
- Zinile…c’est toi ?...
- Tu n’as plus rien à craindre maintenant !
Durant la journée, je reprenais des forces lentement, je pouvais enfin manger et boire.
Zinile entra et s’assit à coté de moi sur mon lit.
- Tu sais que tu m’as fait peur Ariak !! commença-t-elle.
- J’en suis désolée, je ne le voulais pas, répondis je. Mais j’ai bien
réfléchis quand j’étais enfermée, tu avais raison depuis le début. Au
fait, je suis resté enfermée combien de temps ?
- Environ quatre jours, je pense…et tu es restée inconsciente trois jours. On a tous lutter pour que tu reste en vie tu sais !
- Et je vous doit la vie maintenant !!
Il y eu un temps de silence.
- En intégrant la Sphère, je voulais vous montrer a tous que je n’étais
pas ce que vous croyiez !! commençai-je. Je m’y suis plus las bas, ça,
peu paraître étrange !! Je ne voulais pas leur désobéir, j’avais peur
d’eux. Je ne me rendais pas bien compte des horreurs de la Sphère, mais
maintenant si…
- Je croyais que jamais tu n’allais admettre la vérité, et tu l’as enfin fait !!
Je la serrai dans mes bras, une vague de multiples émotions me
submergea. Elle me dit alors qu’un nouvel interrogatoire allait
commencer et que je devais la suivre. Ce que je fis.
C’était dans la même pièce, et moi toujours assise sur la même chaise. Le dénomme Eken s’approcha de moi.
- Bon, en pleine forme pour une bonne série de question !! dit-il.
Allez, première question : les coordonnées du bloc ou se trouve la
principale réserve d’eau de la Sphère ?
Je regardai Zinile, qui me fit un signe de tête.
- Je ne connais pas le bloc principale, mais un autre où il y a plus de 2000 litres. répondis je.
- C’est déjà ça, les coordonnées ? me demanda Eken.
- 459-54139-78, voila.
- Elle est un peu plus coopérative cette fois !!
Je me sentais bizarre, plus légère après avoir dévoilé les coordonnées.
- Les coordonnées de Karzem ? dit-il
-Je ne peux pas, répondis-je.
- Pourquoi donc ?
- Par ce que même si vous savez où est Karzem, vous ne pourrez jamais l’attaquer, elle est trop bien protégée.
- Bonne raison pour que tu nous dises comment faire !!
- Elle a raison, intervint Zinile, Karzem est sous très haute
surveillance, surtout depuis mon évasion, mener une attaque serait
suicidaire !!
Les journées passaient et petit à petit la confiance entre ces
résistants et moi augmentait. J’avais fait mon possible pour les aider,
surtout au niveau mécanique, sans me vanter, je suis doué !!
Le bloc où nous étions était Quincy, pas plus de 60 habitants. Le
soleil se couchait, laissant apparaître des nuages roses et oranges. Je
contemplais ce spectacle, habituel, mais toujours différent. Eken
arriva vers moi.
- Quelque chose ne vas pas ? me demanda-t-il.
- Je sais pas trop…y à encore deux à trois semaines, j’aurai emmené ma
propre sœur à Karzem, mais plus maintenant, mais je me sens
horriblement coupable.
- Je ressentis la même chose il y a quelques années de cela, ma fille
est morte et je ne l’avais pas protégée…on m’a tenu pour responsable et
ce fut un calvaire, et j’ai fini par prendre le dessus. On ne meurt pas
pour rien, toute mort est justifiée.
- La Sphère croit toujours que je suis un de leur agent, même si ça été
un atout pendant une semaine avec vous pour piéger la Sphère, il y a
quelque chose en moi, que je ne serai décrire…
- A mon avis, tout est aller un peu vite pour toi, je pense…répondit Eken.
- Non, ce n’est pas ça…j’ai l’impression de ne plus être utile ici, dans le Skyland…
- La mort n’a jamais été la meilleure solution Ariak.
- J’ai parjuré à une promesse, celle de protéger Zinile, et j’ai trahi
ma fidélité envers la Sphère, je n’ai plus aucune raison de vivre.
- Si, ta sœur !! Et ta famille, tes parents.
- Mes parents…ils ne comprendront jamais…comme toujours…
Il me laissa seule. Je restai, pensive sur ce que serai mon demain. On
dit qu’il faut profiter de la vie, mais parfois, c’est impossible,
surtout dans mon cas. J’aimais trop Zinile pour lui faire du mal
pourtant je lui en ai fait, mais pas assez pour la protéger. Etant
petite, je la laissais rarement joué avec moi, nous avions toues les
deux des activités différentes.
La nuit était maintenant tombée depuis deux heures et tout le monde dormait à Quincy.
Doucement j’ouvris la porte de la chambre où s’était endormis ma sœur.
Je déposai sur sa table de nuit, une lettre avec les explications. Je
caressai son visage, elle était loin dans le pays des rêves, la ou la
Sphère ne l’aura jamais.
Je montai dans mon patrouilleur, réparé et décollai en jetant derrière
moi un derriere regard au bloc. La photo de Zinile était toujours sur
le tableau de bord, me souriant du même regard. ‘Je suis désolée
Zinile’ pensai-je.
Le vol fut long très long, Karzem apparut devant moi, dans la brume, lui donnant un aspect de mort, lugubre.
Les brigs m’entouraient, je faisais le même chemin, j’étais détendu, sereine, je savais ce qui m’attendait pour une fois.
La porte s’ouvrit, j’aperçus Jarevat…
Voyant Ariak sans Zinile, Jarevat lui laissa une chance de s’expliquer.
Mais Ariak mentit, elle raconta que c’était elle qui avait aidé sa sœur
à sortir de Karzem. Elle fut punis, comme on punie un traître, la mort.
Ariak accepta son sort, puisque qu’elle l’avait elle même choisi en
entrant au service de la Sphère. Les seuls mots qu’elle sortit avant de
mourir furent « Pardonnez moi », un message d’adieu pour sa famille…
Zinile lut la lettre et pleura comme elle ne l’avait jamais fait, il
lui fallut beaucoup de temps pour l’accepter. Ariak avait en elle une
douleur, celle qu’elle avait causée a sa sœur dans le passé. En mettant
un terme à tout ça, Ariak croyait pouvoir arrêter cette douleur en elle
et en celle de sa sœur. Le prix fut élevé et c’est Zinile qui soufra le
plus…
Venger sa sœur est encré en Zinile, il n’y a que ça qui lui donna du
courage, l’espoir remonta peu à peu dans les cœurs et l’histoire d
Ariak se répandit dans une partie de Skyland.
On ne meurt pas pour rien.
Lostrys
|